Année 90, Muircross, dans la banlieue de Glasgow, petite ville de bord de mer où vivent les fous, les chômeurs et les mouettes. Le décors est posé.

Cora, 14 ans, vit seule avec sa mère, jusqu’au jour où débarque son nouveau petit ami, Gunner, un gars un peu bizarre, pas mal borgne, mais bien intentionné.
Son rêve à elle c’est de quitter ce trou. On pourrait se dire qu’il s’agit d’une trame assez banale, et pourtant, ce roman est une merveille ! On y croise des personnages inoubliables, une relation mère-fille très belle, même si ça n’est pas toujours simple, mais aussi avec un lien avec son beau père hyper touchant, assez rare en littérature.
Cora c’est un peu une « Betty », le genre de personnage qu’on garde dans un coin de son cœur. C’est un roman âpre et doux, où se côtoie la violence, la pauvreté, mais aussi la joie, la tendresse. La traduction (un duo) est particulièrement bonne, elle donne à entendre avec justesse la voix de Cora et celle de son auteur.
Un roman qui fout la chiale et fait rire aussi, c’est bouleversant parfois, souriant souvent.
Ma première lecture de la rentrée littéraire et mon premier coup de cœur, qui l’est resté.









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