Cette histoire se déroule à Londres, elle a pourtant été écrite par un irlandais et cela se retrouve dans l’écriture. C’est l’été, il fait particulièrement chaud, une baleine est coincée dans la Tamise, et trois personnages sont à un tournant de leur vie. Maggie, trente ans, est enceinte de son compagnon, ils envisagent de regagner la ville de banlieue de leur enfance pour accueillir cet enfant à venir.Phil, le même âge, ami d’enfance de Maggie, n’aime plus son boulot, tombe amoureux d’un homme déjà pris et s’enivre de fête. Rosaleen, sa mère vient d’apprendre son cancer et ne sait pas comment l’annoncer à son fils, elle traîne derrière elle une éducation catholique irlandaise très stricte et puritaine qui l’a contrainte.
Londres était pour tous ces trentenaire la ville du rêve, le Graal à atteindre, la ville de tous les possibles. A ce moment de l’histoire ils se demandent où sont passés leurs rêves, quand finalement ils passent leur temps à courir après l’argent, l’amour, le temps.

Le roman est imprégné de moiteur, de langueur, d’une sensation gueule de bois permanente. Les personnages, attachants, sont ancrés dans l’époque, ils ont de la profondeur, ils sont nuancés, ils ont des doutes, et très vire on se retrouve avec la sensation de faire partie de leur groupe. Leurs différentes trajectoires s’entrelacent de manière très fluide. Le rapport parents/enfants est très touchant , oscillant entre cette inquiétude d’être trop présent et de toujours se faire du soucis, tout en essayent de se maintenir à la bonne distance. C’est drôle aussi. Cela pourrait être une ode à l’hésitation.









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