Eric Vuillard depuis le départ de son œuvre construit ses livres autour de morceau d’histoire, il a écrit sur les conquistadors, la Première Guerre mondiale, la colonisation du Congo, la conquête de l’Ouest, la prise de la Bastille, les débuts du IIIe Reich, les gilets jaunes, la guerre française d‘Indochine…
Ces récits ne sont pas et ne souhaitent pas être des livres d’histoire ou d’une histoire mais un point d’appui pour déployer son style cinglant, ses analyses critiques et son regard acéré sur le monde, des textes éminemment poétiques et politiques.
Ici, il se plonge dans l’histoire foudroyante de William Henry McCarty ou Bonney (« son nom même n’est pas sûr »), alias Billy The Kid. De lui, on sait tout et presque rien (« Billy, c’est une poignée de sable dans les yeux »), sinon qu’il est le plus célébré des adolescents rebelles, ayant inspiré déjà Paul Newman, Bob Dylan ou Jean-Pierre Léaud et bien d’autres chanteurs, romanciers ou cinéastes.

D’une histoire dont on ne sait presque rien, il déploie avec une verve sans égale un portrait en creux du mythe originel des États Unis et des racines de la violence autour de laquelle ils se sont construits.
Eric Vuillard ne feint pas de tendre un miroir à notre époque, cela serait trop facile, mais dans le récit de cette jeunesse rebelle, libre, insolente, comme ces deux regards sur la couverture du livre, il nous donne quelques motifs d’espoir sur un fondement de révolte possible.









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