« Les habitantes » de Pauline Peyrade, éditions de Minuit

Pauline Peyrade signe là son deuxième roman après « L’âge de détruire » qui avait obtenu le Goncourt du premier roman. Elle est par ailleurs dramaturge et cela se ressent dans son écriture.

Dans ce texte, son personnage Emily mène une vie tranquille, solitaire, avec sa chienne Loyse, jusqu’au jour où sa maison est mise en vente…Ce n’est pas n’importe quelle maison, c’est celle se sa grand-mère avec laquelle elle a vécu, abandonnée là par son père, celui là même qui l’informe de la vente et de son prochain départ forcé.

Mais est-ce que l’histoire, si il y a une histoire, se joue là dans ce roman ou ailleurs ? Pauline Peyrade choisit de décrire toutes les formes du vivant, jusqu’aux plus infimes, plutôt que de se borner à raconter un roman familial, comme si le roman devait d’abord s’accorder au bruissement du monde. C’est un monde sauvage que l’autrice donne à voir par son texte à la manière du grand romancier américain Jim Harrison. Un roman qui oscille entre prose et poésie, profondément sensoriel et immersif et qui demande à travers les phrases au lecteur de prendre le temps d’écouter, même le silence.

Dans ce roman, chaque élément du monde devient personnage.

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