“La fin du voyage” d’Arnaldur Indridason, éditions Métailié


Toujours une joie de retrouver Arnaldur Indridason et particulièrement avec ce roman pas tout polar, mais roman noir quand même et historique. Le récit se passe en partie en Islande et au Danemark au XIXe siècle. Il débute avec Jonas, Jonas Hallgrimsson pour être précis, poète et naturaliste, héros national grand défenseur d’une Islande libre et autonome, qui est le personnage principal, qui vient de se casser la jambe, et se retrouve dans un hôpital danois, où il était venu poursuivre ses études.

Sa fracture est mauvaise et il risque de perdre sa jambe, la fièvre et le manque d’alcool le fait divaguer et le plonge dans ses souvenirs. Il pense au jeune Keli, 16 ans, avec lequel il s’est lié d’amitié pendant un été, envoyé par ses parents travailler dans une ferme et qui, une nuit, disparaît mystérieusement.

Il y a donc une intrigue, mais pas d’enquête, puisque le bailli local ne souhaite pas en lancer une en l’absence de corps retrouvé. Le mystère va toutefois s’éclaircir au long du récit, alternant entre Danemark et Islande. On y retrouve l’ambiance particulière de cette île, la rudesse du climat mais aussi celle de l’époque et les paysages toujours très présents.

On découvre aussi que ce poète a notamment inventé de nouveaux mots islandais pour que cette langue reste vivante et ne soit pas remplacée par le Danois colonisateur. Le livre évoque aussi en sous texte les questions d’indépendance de l’île et nous en apprend un peu plus sur l’histoire du pays, tout en restant un roman qui mélange poésie et une certaine mélancolie.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *