Au cœur du massif central existe une trilogie d’auteurs, celle que constitue Marie-Hélène Lafon, originaire du Cantal avec Pierre Bergounioux, le Corrézien et Pierre Michon, le Creusois. Trois immenses prosateurs, les pieds dans les terres pauvres des plateaux du massif central, et la plume haute, très haute dans l’exigence littéraire portée vers son summum.
C’est de la première dont il s’agit ici pour son nouveau roman « Hors champ », qui décrit ici dans une prose implacable l’enfermement auquel est condamné Gilles, le fils d’une famille de paysans. Le texte est comme une série d’instantanés qui illustre les liens qui unissent une sœur et un frère, Claire et Gilles. L’une a quitté le Cantal à la fin de l’adolescence, l’autre est resté pour faire vivre la ferme familiale. Ces liens fraternels sont le cœur palpitant de ce livre qui tente d’explorer chacun des nœuds qui au fil du temps ont constitué leur relation.

Au centre de cette relation, Gilles c’est une présence comme en creux, qui s’échappe et semble recouvrir un secret inavouable. La force infinie du texte de Marie Hélène Lafon ceux sont les deux points de vue qui s’entrelacent et donnent au silence une épaisseur infinie et font résonner la séparation inévitable entre eux.
Une écrivaine immense et un texte qui l’est tout autant.








Leave a Reply