Le récit n’est jamais clairement situé et l’on a assez peu d’indice physique sur les personnages, pourtant on pense assez vite à l’ouragan Katrina et aux États-Unis.
Le roman débute avant la tempête, on découvre Bo, un jeune garçon livré à lui même qui vit avec une mère très jeune, atteinte de troubles mentaux et qui disparaît régulièrement ; Alma, sa voisine, qui a tout quitter et tente de joindre les 2 bouts ; Isaac, grand gaillard taiseux qui vit à l’écart dans les bois. Doucement le vent se lève et vient perturber le quotidien de ces trois personnages.

Après le vent, la pluie se mêle et vient envahir les rues. Après la tempête ils n’ont plus rien, plus rien à sauver et se retrouvent à devoir continuer ensemble. Le récit passe de personnage en personnage au gré des chapitres et se dévoilent au fur et à mesure. Tous les trois tentent de s’apprivoisent, ils sont maladroits les uns avec les autres, cherchent leur place quand ils n’en ont plu, se retrouve à faire famille sans en être une et sans l’avoir voulu.
Le texte raconte aussi comment les gens ont été délaissés après le passage de l’ouragan, la lenteur de l’arrivée des secours, les reconstructions à 2 vitesses. C’est un premier roman particulièrement bien écrit, bien construit, qui emporte complètement, il y a beaucoup de subtilité, tout n’a pas nécessité à être dit, et il y a un peu de Tyffany MC Daniel dans les personnages.









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